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August 02 机场轶事 Anecdotes à l’aéroport这次回中国旅行,全程乘坐飞机:图卢兹—巴黎—北京—桂林,八起八落,旅途劳顿。而在每个机场都遭遇到一些值得回味的小插曲。 在图卢兹机场,当我拖着沉重的大行李箱前往打包服务处时,却发现服务处空无一人。于是十分不解地去了机场信息台询问,才知道原来打包公司7月份休假,暂停服务一个月。在繁忙的夏季旅行高峰期,机场的打包公司全体放假没有一个值班人员,这种很典型的法国式的服务机制,在法国国内经常屡见不鲜。无奈之余,我去了机场的法航办公室碰碰运气,期望能够找到哪怕是胶带之类的东西,也可以粗略地解决一下行李的加固问题,结果还是徒劳而归。于是只好让沉重的行李箱毫无保护措施地踏上了托运旅程。幸亏在后来的辗转托运中,行李并未出现破损问题,这才最终放了心。 在巴黎机场一切都还顺利,没有遭遇到什么节外生枝的事情。不过出境和入境,我们都没有受到任何有关猪流感的例行检查,这却是出乎意料之外的。另外一个很吸引眼球的事,是我发现在巴黎机场负责安全检查的人员,几乎全部都是黑非洲裔和北非裔的面孔。 最紧张的要数北京首都机场。我们的飞机刚刚停靠在首都机场航站楼,就听见法航班机的乘务长在广播里通知:请所有乘客在自己的座位上坐好,等待中国海关的卫生检疫人员的例行检查。不一会儿,只见五个身着白大褂的中国年轻人快步走入机舱,一个个戴着口罩和防护镜的全副武装,给人濒临战场的气势。他们径直地冲到每个乘客的面前,表情严肃,二话不说,只端起体温计对准每个人的额头测量一下,然后匆匆离去。我当时不知怎么的就联想到了在法国火车上和公车上的查票员。虽然那些法国查票员也只是例行公事,但是至少他们会露出微笑,在查验票证前先向乘客问声好。刚踏上祖国的土地,就受到如此冷漠的礼遇,那种感觉真的不好。在北京机场还有一大发现,就是到港和离港的外国人比以往出奇地减少,机场内远没有了以前人头攒动的拥挤和热闹。而且在机场入关的时候,针对外国人的入关检查时间也比以前延长了不少。 最不着边际的事发生在桂林机场。从北京抵达桂林时,我们从接机通道钻出来,就直接进入了一个登机口大厅。然后我们在候机旅客的众目睽睽之下,前往行李提取处提取行李。这是我生平第一次经历了到达旅客和候机旅客共处一厅的奇遇。从桂林回北京时,又赶上了北京机场的空中管制,我们的飞机刚开始向跑道滑行,就接到了起飞晚点的命令。结果是整整延误了两个半小时。于是又生平第一次亲历了全体乘客在飞机起飞之前就已经吃完晚餐的遭遇。 最后说一件让人匪夷所思的事:我真真切切地记得,去年12月份我乘法航班机抵达北京时,法航航班是安排停靠在崭新气派的3号航站楼的。没想到这一次回去,法航却已经被改到了旧2号航站楼靠停。前来接机的弟弟也和我一样没有估计到情况的变化。当他气喘吁吁地从3航站楼赶到2航站楼时,他半开玩笑半当真地对我说:“都是萨尔科齐和巴黎市长惹的祸!非要接见什么达赖喇嘛!这不,连法航也跟着遭殃,降级待遇!” Cette fois j’ai effectué tous mes voyages en avion : Toulouse—Paris—Beijing—Guilin. 8 décollages et 8 atterrissages, la fatigue ! Des anecdotes se sont déroulées dans chaque aéroport. En arrivant à l’aéroport de Toulouse Blagnac, j’ai traîné ma grande valise lourde vers le service d’emballage protection, mais personne au service. Surprise, je suis ensuite allée m’adresser au comptoir d’informations de l’aéroport, lequel m’a confirmé que l’entreprise chargée de l’emballage serait fermée tout le mois de juillet, la période des vacances. C’est effectivement une pratique typiquement française dans le secteur des services que toute l’équipe prenne des vacances sans aucune permanence, même pendant la saison de pointe touristique estivale. Ne pouvant pas faire autrement, j’ai voulu tenter une dernière chance auprès du bureau d’Air France à l’aéroport, pour au moins trouver du scotch afin de renforcer au minimum la fermeture de ma valise surchargée. Mais une tentative en vain. Finalement j’ai laissé partir ma valise sans aucune protection sur le tapie roulant. Heureusement après plusieurs transferts, aucun dégât ne s’est produit à ma valise jusqu’à la destination. C’est enfin rassurant. Tout allait bien à l’aéroport CDG de Paris, pas de mauvaise surprise. Il a été toutefois inattendu que nous n’avons subi aucun contrôle sanitaire de la grippe porcine, ni à l’entrée ni à la sortie. Une autre constatation marquante : quasiment tous les contrôleurs de sécurité à l’aéroport de Paris étaient physiquement d’origine africaine ou maghrébine. L’aéroport de Beijing me semblait le plus tendu. Au moment où notre avion d’Air France s’est arrêté au bout du toboggan d’accueil, on a entendu la voix du chef de cabine au haut-parleur : « restez sur votre siège s’il vous plaît, le service de quarantaine de l’aéroport de Beijing va monter à bord pour effectuer un contrôle sanitaire ». Quelques minutes après, 5 jeunes agents chinois en blouse blanche se sont pressés d’entrer dans la cabine, équipés de masques et de lunettes de protection, comme ils faisaient face à une grande bataille. Le visage fermé, sans aucun mot, ces contrôleurs allaient tout droit vers chaque passager et lui mesuraient la température avec un thermomètre au niveau du front, repartaient ensuite rapidement. Ces coups de théâtre m’ont fait immédiatement penser aux contrôleurs du transport commun en France. Les contrôleurs français que j’avais eus dans le train ou dans le bus, pas toujours plaisants, avaient toutefois su montrer au moins un petit sourire avec un bonjour correctement prononcé avant le contrôle. Du coup, un mauvais pressentiment m’a gagnée tout de suite, vis-à-vis du premier accueil tellement froid juste après l’atterrissage dans mon propre pays. Une autre remarque à l’aéroport de Beijing, c’est que les visiteurs étrangers se présentaient visiblement beaucoup moins qu’auparavant. L’aéroport a effectivement perdu son ancienne ambiance animée et active. A la douane d’entrée, les passagers étrangers subissaient d’ailleurs un contrôle évidemment plus long par rapport à mes visites précédentes fin 2008. Des anecdotes les plus incroyables se sont passées à l’aéroport de Guilin. Quand nous avons atterri à Guilin et sommes sortis du toboggan d’accueil, nous nous trouvions directement dans une salle d’attente pour l’embarquement. Nous avons traversé des passagers en partance, pour aller chercher nos bagages. C’était la première fois que j’ai vu coexister dans la même salle ceux qui partent et ceux qui arrivent. Hallucinant ! Lorsque nous devions repartir de Guilin pour Beijing, nous sommes tombés sur le contrôle aérien de l’aéroport de la Capitale. Notre pilote a reçu l’ordre de retarder le décollage juste quand l’avion commençait à glisser vers la piste d’envol. Deux heures et demi de retard. J’ai témoigné donc une autre « première fois » — tous les passagers ont déjà pris leur dîner avant le décollage. Imprévisible ! Pour finir, un petit incident étrange : je me rappelle bien que les vols d’Air France se garaient au Terminal 3 de l’aéroport de Beijing, tout neuf et splendide, quand j’avais effectué mes voyages en décembre 2008. Cette fois, je prends également Air France mais atterris sur l’ancien Terminal 2. Mon frère qui vient nous chercher n’a pas non plus prévu le changement. Quand il revient du Terminal 3 en s’essoufflant pour nous rejoindre au Terminal 2, il me dit avec un ton moitié sérieux moitié moqueur, « c’est la faute de Sarkozy et du maire de Paris, qui ont insisté sur l’entrevue avec Dalaï Lama. Voilà le résultat : même Air France devrait supporter des sanctions, avec cette réception courtoise dégradée ! » Comments (2)
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